« Les endives au jambon »

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1-
Quand je vois mon voisin
assis dans dans sa cuisine
à manger du raisin,
je me dis qu’il est has been
Et quand sa femme grignotte
en faisant la vaiselle
du jambon, des carottes,
Mon dieu que c’est conventionnel

Pour tous les déglingos
qui ont un peu d’ambition
un peu d’lait, un peu d’eau,
des endives et du jambon
Béchamel, noix de beurre
On tout ça dans un plat
Y’a jamais rien de meilleur
que se régaler avec ça

Refrain :
C’est quand même vach’ment bon
les endives au jambon
ch’ai pas si c’est le sel la béchamel ou la cuisson
mais c’est un plat béton
Quand t’es tout seul chez toi
Ou bien si tu reçois
Que ce soit Gwénaelle ou Pierre-Michel ou Jean-Benoit
Ils vont en être baba

2-
Sam’di dernier,
j’étais au resto
A discuter
autour d’un apéro
Quand soudain,
le garçon arrive
Je m’écrie « Ah putain
j’avais dit des endives ! »

j’aime tellement ça
que ça me rend violent
je m’énerve je me bat,
je tape sur des enfants
Faudrait que je me calme
que je sois moins belliqueux
a chaque fois j’en fais un drame
Mais bon faut bien avouer que

Refrain :
C’est quand même vach’ment bon
les endives au jambon
ch’ai pas si c’est le sel la béchamel ou la cuisson
mais c’est un plat béton
Quand t’es tout seul chez toi
Ou bien si tu reçois
Que ce soit Justinien ou Marcelin ou même François
Ils vont adorer ça

3-
Aucun autre plat
ne me fait cet effet
les endives, magré moi,
j’y peux rien mais c’est parfait
Dites moi comment faire
pour ne pas succomber
à la béchamel au gruyère,
divinement gratinés

Je ferais bien l’effort
de gouter à autre chose
aux tomates, au roquefort,
à tout ce qu’on me propose
je choisirais au hasard
mon nouveau plat préféré
du lapin, au canard
C’est sur le boeuf que je suis tombé

Refrain :
C’est franch’ment dégueulasse
Le boeuf à l’ananas
Que ce soit le poivron ou les oignons y’a rien qui passe
je préfère à la place
Un truc qu’est vach’ment bon
les endives au jambon
ch’ai pas si c’est le sel la béchamel ou la cuisson
mais c’est un plat béton
Quand t’es tout seul chez toi
Ou bien si tu reçois
Que ce soit Jonathan ou Gaetan ou Nicolas
Ils n’en reviendront pas

« Cher pêre noël »

Quote

Cher père noël,
je voulais te dire,
y’a un truc qui me fait bien rire

ma grande tante gisèle
dit que tu n’existe pas
mais elle va voter et croit qu’le monde changera…

A la télé, elle croit la météo,
elle lit son horoscope dans le métro,
elle voit de la bouffe équilibré chez Mac Do

Même si personne n’a prouvé
Qu’un jour tu ais existé
tu es loin d’être la pire des absurdités…

Y’a ma p’tite soeur,
Quand elle va au resto,
elle prend une salade allégée et de la mayo

Et chez le docteur
Si j’ai mal au doigt,
je dois ouvrir la bouche et dire 33

Il me donne du métabiomorphis
Il me donne des bêtacaroxis
et à mon doigt, ben j’ai qu’une cicatrice

Dans le verre y’a du sable,
dans ma poche un portable
T’es quand même loin d’être le plus improbable

En marchant dans la rue
Qui n’a pas entendu dire
les temps sont durs, mieux, les temps sont pires.

j’ai même entendu
je sais plus trop par qui
Schwarzy gouverneur de californie

Ronald Regan a été président
Certains disent que Gerra est marrant
Et pendant ce temps, Taponnier attend…

Si les écoles deviennent des cibles
Si pour être star, faut bruler la bible
Tu ne me parais pas franchement impossible

Qui a pu osé
toutes ces bizarreries
les lucioles et le film Taxi

les gommes à macher
et l’euromilion
On se demande qui a ces idées de con.

Si même un jour ma maman meurt
Si même un jour mon papa pleurt
Si je suis tout seul mais si j’avais un coeur

Si pour tuer y’a des lois
Si tout le monde chante, même moi
J’vois pas pourquoi tu n’existerais pas

Si il y a le soleil
les ordis, le foot et raël
A mon avis y’a aussi le père noël

« Tu promènes ton chien »

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1 -
La porte s’ouvre sur un nouveau départ
il te fait comprendre qu’il faudra pas être en retard
Pas comme hier soir

La porte s’ouvre sur un sombre couloir
le couloir débouche sur le vent et le brouillard
un dernier regard

Tu rentres les épaules dans un manteau trop grand
Que t’as piqué dans le coffre à jouets de tes enfants
Un vieux déguisement

Mais le dernier est parti depuis bien longtemps,
d’ailleurs on n’a plus de nouvelles depuis un moment
Noël ou l’premier d’l'an

Et pendant que le vent
caresse tes souvenirs
Il te raccroche au présent
au moment de le sortir

R :
Tu promènes ton chien
La laisse dans la main,
comme hier, comme demain
Tu promènes ton chien…

Tu promènes ton chien,
Il choisit ton chemin,
tu subis ses besoins,
Tu promènes ton chien…

2 -
Tes pensées vagabondes sous la lumière pâle
de la rue qui défile sous ton pas machinal
Et tout est normal

Entres des évidences et des pensées banales
Quelques souvenirs d’un passé un peu bancal
mais c’était pas mal

188 pas jusqu’à là boulangerie
encore 714 jusqu’aux marches de la mairie
Comme quand t’étais petit

D’ailleurs tu te demandes ce que devient Virginie,
ta première amoureuse à 40 ans d’ici.
dans une autre vie

C’était à une époque
tu pouvais tout imaginer
aujourd’hui tu t’en moque
foutue réalité

3 -
Tu penses à EDF, faut payer la facture
Et bientôt y’a peut être la révision d’la voiture
mais ça c’est pas sûr

Les idées se bousculent comme un bruyant murmure
Comme autant de post-it accrochés aux murs
Et ça te rassure

Ton cerveau marche encore comme dans ta jeunesse
Mais qu’est ce qui l’a amené à l’autre bout d’une laisse
Où ton chien te presse

Tu te fais balader, il choisit ta vitesse
Mais c’est lui le dernier qui ignore tes faiblesses
tes maladresses

Allez fini d’rêver,
tu reviens sur tes pas
Y’a Foucault à la télé
et le dîner va être froid

R :
Tu promènes ton chien,
La parenthèse prend fin
T’es parti, tu reviens,
Tu promènes ton chien…

Tu promènes ton chien,
Il choisit ton chemin,
tu subis ses besoins,
Tu promènes ton chien…

Tu promènes ton chien
La laisse dans la main,
comme hier, comme demain
Tu promènes ton chien…

« Les films de Jackie Chan »

Quote

Dans la vie
Y’a des méchants et des gentils
Y’a des gentils et des méchants
Des chinois qui sauvent des enfants
Dans la vie
Toutes les filles sont jolies
Les méchants ont un costard
Une cravate et des lunettes noires
On court vite
On espère qu’y'aura une suite
Les blessures sont jamais graves
Même si les musiques sont pourraves
Y’a toujours
Du suspense et de l’amour
Des rires et des coups d’tatanne
Comme dans les films de Jackie Chan…

Dans la vie
Les méchants sont des bandits
Qui ne veulent que de l’argent
Si possible en tuant des gens
Heureusement
Pour taper sur les méchants
Y’a toujours le héros
Qui les tabasse mais pas trop
Il est cool
Il a jamais les boules
Mais il doit être constipé
Parce qu’il va jamais aux WC
L’amitié
Finit toujours par triompher
Et tout finit par une vanne
Comme dans les films de Jackie Chan…

Sur la Terre,
On est tous frères
On est tous unis
Pour combattre les ennemis
Le héros,
Il est vachement beau
Mais parmi ses proches
Y’a toujours un ami moche
Y’a aussi
Parmi ses amis
Un petit gamin
Qui est rapide et malin
C’est facile
C’est face ou pile
Pas de mal de crâne
Comme dans les films de Jackie Chan…

Dans le monde
L’horreur est immonde
Mais tout finit bien
Grâce au générique de fin
C’est gagné
Tout le monde est sauvé (Ouais !)
Le héros champion
Les vilains sont en prison
C’est tout l’temps
Au soleil couchant
Que tout se termine
Que le bonheur culmine
Le gentil
Il embarque la fille
Sur sa bécane
Comme dans les films de Jackie Chan…

« Le linge »

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1-Il est déja 9h, et dehors il fait beau
A la fenêtre je vois les fleurs, le soleil et les oiseaux.
Je viens de me lever et dans la buanderie
la machine à laver est encore remplie.
Si je n’agis pas si je n’vais pas la vider
les chausettes et les draps resteront tout mouillés.
Alors je vais dans le jardin et je prend les épingles
et au petit matin, j’étend des fringues

Refrain :
Il faut tout étendre,
tout pendre,
tout mettre à secher
Il faut tout étendre,
attendre
que ce soit p’us mouillé
Et si le ciel est bleu,
dans une heure ou deux
on pourra tout ramasser

2-Sur le fil à linge, j’alterne les vêtements
Je fais marcher mes méninges pour le mettre logiquement.
Je surveille le ciel pour qu’il n’y ait pas trop d’ombre
qu’ils soient face au soleil mais jamais en surnombre
Et puis un petit vent frais qui viendra les caresser
alors je m’en vais et je les laisse secher
Mais je reviendrais voir de temps en temps
Jusqu’au soir oû en sont mes vêtements

Refrain :
Il faut tout étendre,
tout pendre,
tout mettre à secher
Il faut tout étendre,
attendre
que ce soit p’us mouillé
Et si le ciel est bleu,
dans une heure ou deux
on pourra tout ramasser
(bis)

3-Le soleil décline un peu dans le haut ciel d’avril
Et sous ses derniers feux, je vois comme le temps file
Je m’empresse de sortir avant qu’il ne soir trop tard
Et j’esquisse un sourire dans le vent du soir
Car tout mon linge est sec, il n’est plus mouillé
et ca c’est impec, je vais le ramasser
Je reprend les chaussettes, les pulls et les draps
Aujourd’hui tout est propre et net mais demain recommencera

Refrain :
Faudra tout étendre,
tout pendre,
tout mettre à secher
Faudra tout étendre,
attendre
que ce soit p’us mouillé
Et si le ciel est bleu,
Et si Dieu le veut
Si la vie est un jeu
Si tu t’apelles Matthieu,
si tu te teind les ch’veux
si les vaches font meuh
mais pas s’il pleut
après une heure ou deux
on pourra tout ramasser

Il faut tout étendre,
tout pendre,
tout mettre à secher
Il faut tout étendre,
attendre
que ce soit p’us mouillé
Et si le ciel est bleu,
dans une heure ou deux
on pourra tout ramasser…

« Au bord de la mer »

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Je m’assois à mon bureau, j’ai encore plein de boulot
je sais qu’il faut bosser pour vivre mais moi j’ai du mal à suivre
Je voudrais tracer ma route et puis foncer au mois d’aout
Mes collègues jouent au con, mon patron c’est leur champion

J’irais bien…

Au bord de la mer,
et plonger dans le sable chaud
Pour qu’enfin, une fois passé l’hiver,
l’été c’est trop bien quand il fait beau
et les mains dans les poches à rien faire,
Pour voir le sable et les bateaux
Là où ren ne pourrait me déplaire
j’irais bien m’assoir au bord de l’eau

Je me sens bien inutile avec mon boulot débile
Quand je regarde à la fenêtre, le soleil peine à paraitre
je n’ai jamais eu de chance et je rumine en silence
devrais je quitter mon travail, faut-il que je m’en aille

Dans la grande ville il fait sombre, je me perd parmi les ombres
j’aimerais fuire cette vie morose, quand pourrais je faire une pause ?
Mais la paperasse m’attend, je pianote dervant l’écran
même si faut se faire une raison, je rève de l’horizon

Je n’ai pas pu résister, hier soir j’ai craqué
au milieu d’une réunion, j’ai traité mes collègues de con
J’ai frappé un peu fort, puis un long silence de mort
personne n’a rien compris, je me suis vite enfui